Es-Semara: De nouvelles découvertes archéologiques préhistoriques

Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a annoncé, mercredi, de nouvelles découvertes archéologiques datant des périodes préhistoriques dans la province d’Es-Semara.

« À la suite d’enquêtes archéologiques sur le terrain organisées par la représentation du Parc national des gravures rupestres dans la commune de Jderiya (province d’Es-Semara), au cours de la période du 19 au 23 février, plusieurs vestiges archéologiques uniques en leur genre au niveau national datant des périodes préhistoriques ont été découverts », précise un communiqué du ministère de tutelle parvenu à la MAP.

Il s’agit de plus d’une dizaine d’abris de peintures rupestres dans le site de « Khangat Aksat », qui est une extension d’autres sites de peintures rupestres à Es-Semara et dans la zone adjacente dans la province de Tan-Tan, indique la même source, citant les sites de « Achegig Tassamimit », « Fedrat El Dabaa » et « Oued Tassamimt », « Aouinet Azgar », « El Farssiya », « Jreyfat Dmiri », « Argiz Lamkasem » et « Boudhir ».

D’après le communiqué, ces sites uniques témoignent de manière tangible d’une activité humaine intense au cours d’étapes historiques anciennes.

Il s’agit également d’une preuve du rôle important joué par la région dans l’interaction culturelle entre les groupes humains résidant au nord et au sud du Maroc.

Outre les abris de peintures rupestres, un grand nombre de sépultures et d’édifices funéraires et rituels, qui seraient associés à des cultures préislamiques, ont également été découverts dans les sites de « Amghad « , « Larmat « , « Karat El Hass », « Khangat Aksat » et « Hassi Jdiriya ».

Compte tenu de la valeur et de l’importance de ces nouvelles découvertes archéologiques, le secteur de la culture du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication organisera une mission scientifique sur le terrain, sous la tutelle du Parc national des gravures rupestres, afin d’évaluer l’importance de la découverte des vestiges archéologiques et de prendre toutes les dispositifs liés à leur inventaire et à leur documentation, dans l’optique de prendre les mesures administratives et légales nécessaires pour les protéger et les réhabiliter.