Laâyoune: Appel à une protection efficace et réelle des femmes en temps de pandémie

Laâyoune  – Des militants des droits de l’Homme et acteurs associatifs ont appelé, vendredi à Laâyoune, à assurer une protection efficace et réelle des femmes contre toutes les formes de violence, pour une société saine et exempte d’injustice et d’abus, notamment en ces temps de pandémie de Covid-19.

Lors d’un atelier de réflexion sur les « Mécanismes de prévention et de protection contre la violence à l’égard des femmes », organisé par la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH) de Laâyoune-Sakia El Hamra, les participants ont jugé indispensable une mise œuvre optimale des dispositions progressistes contenues dans la Constitution 2011 en matière d’équité, d’égalité, de dignité et de justice sociale.

La Loi fondamentale consacre aussi la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes, qu’elles soient physiques, sexuelles, économiques, sociales ou psychologiques, ont ajouté ces acteurs associatifs lors de cette rencontre, tenue à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Ils ont également estimé qu’il est grand temps d’envisager une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la violence faite aux femmes, en tant que mécanisme de consultation avec tous les acteurs et partenaires nationaux, soulignant l’importance de renforcer les mesures de combat contre ce phénomène.

Les participants ont suggéré d’améliorer les lois restrictives pour remédier aux lacunes et aux dysfonctionnements dans le but d’assurer une protection effective et réelle des femmes.

Dans une déclaration à la MAP, le président de la CRDH de Laâyoune-Sakia El Hamra, Taoufik El Bardiji, a noté que cet évènement s’inscrit dans le cadre des efforts visant la concrétisation de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

Il a relevé que les statistiques à l’échelle mondiale montrent une augmentation de la violence à l’égard des femmes pendant la pandémie de coronavirus, rappelant que le Secrétaire général des Nations Unies avait précédemment exprimé sa préoccupation quant à ce phénomène.

M. El Berdiji a incité toutes les parties prenantes, chacune de sa position, à formuler des recommandations « pratiques, simplifiées et durables » en vue de contribuer au combat contre toutes les formes de discrimination contre les femmes, notamment la violence.

De son côté, la présidente du Centre marocain de prévention de la violence à l’égard des femmes dans les provinces du Sud du Royaume, Fatiha El Akri, a déclaré que la pandémie a exacerbé les manifestations de violence touchant les femmes, sur les plans physiques, psychologiques et économiques.

Elle a appelé toutes les parties à s’acquitter de leurs missions de manière à éradiquer ce fléau, soulignant la nécessité d’activer l’arsenal juridique qui réglemente ce domaine et de faciliter les recours pour toutes les victimes de violence.

L’atelier a été marqué par la participation de représentants de départements concernés par le traitement et le suivi du phénomène, tels que le parquet, la police, la gendarmerie royale et les militants des droits de l’Homme.