Le Sahara marocain dispose de potentialités énormes en énergie solaire

Le Sahara marocain dispose de potentialités énormes en énergie solaire, a affirmé le consultant international et président du think tank informel, Cercle Cicéron, M. Gabriel Banon.

S’exprimant lors d’un débat organisé récemment par le Cercle Cicéron sous le thème « le réacteur au thorium, l’énergie de demain ? », M. Banon a mis en avant le potentiel considérable d’électricité solaire à exploiter au Sahara marocain.

« Le Sahara marocain, une région baignée de soleil, dispose de réserves énormes d’énergie », a fait observer ce géopoliticien, relevant que pour mieux exploiter ce potentiel il faut résoudre certains problèmes techniques, notamment ceux liés aux tempêtes de sable dans cette région.

Il a également expliqué que les centrales au thorium, qui permettent de produire de l’électricité en se passant des énergies fossiles, constitue une piste et une filière pour le Maroc qui, à terme, se délivrerait de toute dépendance énergétique.

La rencontre a été l’occasion d’aborder la place de l’énergie solaire dans le Sahara, en citant le travail de David McKay, physicien et spécialiste britannique dans son maître-livre « Sustainable Energy – Whitout the hot air  » (Energie durable – Sans air chaud), publié en 2008. Cet ouvrage parle d’une hypothèse centrale selon laquelle le Sahara illustre la puissance théorique pour générer la concentration de l’énergie solaire dite thermodynamique.

Il s’agit d’une technologie d’un immense potentiel, malgré bien des difficultés techniques, selon cet auteur qui souligne que l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient disposent là d’un potentiel considérable d’électricité solaire à exploiter.

Par ailleurs, dans son exposé, M. Banon a souligné que l’énergie nucléaire a un haut niveau de sûreté, de très faibles émissions de CO2, de même qu’elle est peu coûteuse, sans besoin d’uranium ni d’eau pour le refroidissement, rappelant qu’un prototype chinois de réacteur au thorium a été achevé en septembre dernier.

La Chine prévoit la commercialisation de réacteurs nucléaires de série thorium à l’horizon 2030, a-t-il, en outre, affirmé, notant que ces réacteurs ont l’avantage de ne pas comprendre de vapeur à haute pression, dangereuse en cas de rupture de canalisation.

Ces réacteurs sont ainsi plus sûrs et moins chers, a-t-il soutenu, indiquant que le thorium, qui se trouve un peu partout, n’est pas fossile.