Rencontre sur le « Développement de la petite enfance »

Tarfaya – Le thème « Développement de la petite enfance » a été au centre d’une rencontre de sensibilisation organisée, lundi à Tarfaya, par le Comité provincial de développement humain (CPDH).

La réunion, qui fait partie de la campagne nationale d’information et de sensibilisation pour le développement de la petite enfance, lancée le 21 octobre et qui se poursuivra jusqu’au 4 novembre, a pour objectif de sensibiliser les acteurs concernés à l’importance de cette question.

Il s’agit aussi de susciter un intérêt accru pour le développement de la petite enfance et de mettre en avant ses impacts positifs sur la construction d’un avenir prometteur au profit des générations montantes.

S’exprimant à cette occasion, le gouverneur de la province, Mohamed Hamim a mis en exergue l’importance de la petite enfance en tant qu’étape cruciale et décisive de la croissance et du développement de l’individu, rappelant ainsi le contenu du message royal adressé aux participants aux premières Assises nationales du développement humain, tenue en septembre dernier à Skhirat sous le thème « Développer la petite enfance, un engagement envers l’avenir ».

Le développement de la petite enfance constitue un moyen efficace de remédier aux inégalités économiques, sociales et spatiales, a relevé M. Hamim, mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer l’accès des enfants aux soins de santé adéquats et à une nutrition équilibrée.

Il est également question de créer un environnement propice à l’apprentissage précoce en permettant à l’enfant de se doter des moyens et mécanismes nécessaires pour relever les défis de demain et lui donner les chances de réussir à toutes les étapes de la vie, que ce soit à l’école ou dans le monde du travail, a-t-il fait observer.

De cette manière, a poursuivi le gouverneur, l’enfant sera capable de contribuer efficacement au développement de la société et de bâtir une famille imprégnée des valeurs de coexistence, de solidarité, de tolérance et de respect d’autrui.

En outre, il a rappelé les progrès accomplis par le Maroc au cours des dernières décennies en matière de développement de la petite enfance, en particulier dans le domaine de la santé, à travers les programmes visant la généralisation de la vaccination contre les maladies des enfants, l’amélioration de leur nutrition et la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile.

En dépit des efforts déployés, le déficit persiste et se reflète principalement dans les inéglalités parfois importantes entre zones urbaines et rurales, a fait remarquer M. Hamim. Il a précisé à cet égard que le taux de mortalité maternelle en zone urbaine se situe à 45 cas de décès, contre 111 dans celles rurales. Il en va de même pour de nombreux autres indicateurs, a-t-il ajouté.

Sur la base de la nouvelle vision fondée sur le développement du capital humain, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), en coopération avec tous les partenaires concernés (autorités publiques, organisations internationales et société civile), a programmé la réalisation de nombreux projets et pris une série de mesures visant à promouvoir le capital humain des générations montantes, a souligné le gouverneur.

Il a expliqué que ces projets portent notamment sur la généralisation d’un enseignement préscolaire de qualité dans le monde rural, sachant que plus de 15.000 unités seront construites et réhabilitées d’ici 2023.

Il s’agit aussi de l’activation progressive des systèmes de santé communautaires à travers la remise aux établissements sanitaires des équipements médicaux et paramédicaux, de mener des campagnes de sensibilisation pour mettre en évidence le sujet du développement de la petite enfance et de contribuer à l’évolution des comportements.

Dans ce contexte, M. Hamim a appelé toutes les parties prenantes (autorités publiques, élus, acteurs associatifs et secteur privé) à s’associer pour relever ce défi et redoubler d’efforts pour promouvoir la petite enfance en assurant une bonne synergie entre les interventions des acteurs et en accordant une attention particulière à la qualité des services liés à ce domaine, en plus de la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation lors de l’élaboration des projets.

A l’issue de cette réunion, les membres du CPDH et les acteurs de la société civile se sont rendus à une unité d’enseignement préscolaire située dans le village de pêcheurs d’Amgrio (commune de Tah), dans le cadre d’un accord entre l’INDH et la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire. Il porte sur la réhabilitation de deux unités en plus de l’équipement et de la gestion avec un soutien total fourni par l’Initiative nationale pour le développement humain, ce qui bénéficiera à environ 43 enfants.