Tanzanie: la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains organise des ateliers sur l’écriture calligraphique du Saint Coran

Dar Es Salam – Des ateliers sur l’écriture calligraphique du Saint Coran ont été lancés, jeudi à Dar Es Salam en Tanzanie, par la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains, au profit des participants à la 3ème édition du concours de mémorisation et de récitation du Saint Coran, et ce en marge de l’exposition des manuscrits du Saint Coran.

D’éminents calligraphes et experts encadrent ces ateliers qui se poursuivent jusqu’à dimanche à la Mosquée Mohammed VI à Dar Es Salam, et qui visent à familiariser les bénéficiaires avec les techniques d’écriture du Livre Saint, dont notamment le choix des calligraphies appropriée et le respect du dessin coranique et de la ponctuation.

Dans une déclaration à la MAP, le calligraphe et chercheur, Mohamed Maslouhi, a indiqué que les ateliers ont pour objectif principal d’informer les intéressés par la mémorisation du Saint Coran des règles de l’écriture du Livre Saint d’un point de vue artistique.

L’écriture coranique nécessite une maîtrise artistique et esthétique pour hisser l’écriture au niveau de la psalmodie du Saint Coran, a-t-il relevé, faisant observer que « le psalmodieur enjolive le Coran avec sa voix et le calligraphe avec sa plume ».

« Les participants à ces ateliers suivront des explications sur la manière marocaine d’écrire le Coran, tel qu’il a été écrit par nos ancêtres, » a indiqué M. Maslouhi.

Dans une déclaration similaire, Abderrahim Ouline, chef de la filière Calligraphie à l’Académie des arts traditionnels à Casablanca, a fait savoir que l’écriture coranique a ses spécificités qui les distinguent, notant que les bénéficiaires de ces ateliers suivront des explications sur ces différentes particularités.

La calligraphie « Maghribi Mabsout » est restée fidèle aux anciennes époques, a-t-il dit, soulignant que lorsque le Coran est écrit en « Maghribi Mabsout », les ornements sont également marocains, pour obtenir une complémentarité et une cohésion dans la beauté de l’écriture coranique.

Les participants à ces ateliers ont, pour leur part, fait savoir qu’ils ont pu apprendre de nombreuses informations sur les étapes et les techniques de l’écriture des Coran.

Plus tôt dans la journée, une exposition des manuscrits du Saint Coran s’est ouverte, à la Mosquée Mohammed VI à Dar Es Salaam, mettant en avant les traditions ancestrales du Royaume du Maroc en matière d’édition et de valorisation du Livre Saint.

La cérémonie d’ouverture de l’exposition, organisée par la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains, sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a été marquée par la présence du vice-président du Parlement tanzanien, Moussa Hassan Zounkou, du président de la section de la Fondation en Tanzanie, le Mufti du pays, Aboubakary Zubeiry bin Ally, du Secrétaire général de la Fondation, Mohamed Rifki, ainsi que de plusieurs personnalités religieuses, politiques et diplomatiques.

Plusieurs institutions nationales, notamment la Bibliothèque El Hassania, la Bibliothèque nationale, la mosquée Quaraouiyine, la Fondation Mohammed VI pour l’édition du Saint Coran et la Bibliothèque Ibn Youssef à Marrakech, contribuent à cette exposition, qui se tient dans le cadre de la 3ème édition du concours de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains de mémorisation et de récitation du Saint Coran (11-14 août).

L’événement a été l’occasion de présenter l’histoire du Coran au Maroc, ses spécificités esthétiques et sa diversité artistique remontant aux premiers siècles de l’histoire, depuis l’époque du manuscrit jusqu’à l’impression assurée au Maroc par des institutions telles que le ministère des Habous et des Affaires islamiques ou encore la Fondation Mohammed VI pour l’édition du Saint Coran.

A travers l’organisation de cette exposition, la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains ambitionne de souligner le grand intérêt qu’accorde le Royaume du Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, président de la Fondation, à la perpétuation des traditions en matière d’impression du Saint Coran.