Une plateforme électronique pour recevoir les plaintes à distance des femmes et enfants violentés

Smara – Le parquet près le tribunal de première instance de Smara a mis en place une plateforme électronique pour recevoir les plaintes à distance des femmes et enfants victimes de violences lors de cette période de confinement décidée pour faire face à la propagation du nouveau coronavirus.

La création de cette plateforme, accessible sur le lien (https://parquetessemara.wixsite.com/parquet), s’inscrit dans le cadre de l’intérêt accordé par le parquet aux questions des violences contre les femmes et les enfants pour garantir l’équilibre familial et de la mise en œuvre de la circulaire du président du ministère public visant à permettre à ces victimes de déposer leurs plaintes sans avoir à se déplacer au siège des tribunaux, selon un communiqué du procureur général du Roi près la cour d’appel de Laâyoune, dont la circonscription judiciaire couvre aussi le tribunal de première instance de Smara.

La même source informe également que ce dispositif électronique a été créée auprès du parquet de la cour d’appel et du tribunal de première instance de Laâyoune, en vue de permettre aux femmes et enfants victimes des violences lors de la période du confinement de prendre attache avec le ministère public pour obtenir des conseils et orientations et déposer leurs plaintes à distance.

Le procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public, avait adressé il y a quelques jours une circulaire aux parquets dans le cadre de la lutte contre la violence faite aux femmes durant l’état d’urgence sanitaire décrétée dans le Royaume.

Dans cette circulaire, le président du Ministère public a appelé à œuvrer au développement de plateformes numériques ou d’applications pour smartphones afin de recueillir les plaintes relatives aux violences faites aux femmes.

La circulaire a insisté sur la nécessité de veiller à protéger les intérêts des enfants, en visant la stabilité des familles et la cohabitation de leurs membres conformément aux principes des droits de l’Homme, qui accordent aux femmes une place de choix dans le tissu familial et social, ainsi que l’ouverture de procès publics -si nécessaire- au moment opportun et avec la fermeté nécessaire.